♪
Vous êtes ici les bienvenues ^^
Si j'ai créé ce blog, c'est dans le but d'y poster l'une de mes nombreuses fictions, intitulée :
' Our First Day ' autrement dit ' Notre Premier Jour '.
Cette fiction sera principalement basée sur les Gazetto. Je posterais peut être également quelques OS. Je crois que tout est dit. Si vous voulez bien, je vais à présent et ci-dessous poster un petit 'résumé', histoire que vous sachiez à peu près à quoi vous attendre lorsque vous lirez ma fiction. Domô !






Je reste assis là, sur le rebord de ma fenêtre, à contempler la ville illuminée s'étendant à perte de vue au bas des collines, une cigarette pendant au coin des lèvres. J'en tire une bouffée, inhalant une bonne partie de cette fumée néfaste, qui peu à peu détruit mes poumons. Les paupières closes, je tente d'oublier. Si seulement je le pouvais . . . Tout oublier, enfin . . . Oublier ton visage. Oublier ta voix. Oublier ton corps. Ton parfum. T'oublier . . . Malgré moi, une fine larme perle sur ma joue, puis quelques autres. Quelques larmes, ni plus, ni moins. J'ai tant pleuré pour toi, qu'à présent je n'ai même plus le courage de me lamenter. Je m'en souviens comme si c'était hier, et sache-le, je maudis autant que je vénère notre premier jour, un six juillet deux mille sept.

# Posté le mardi 14 juillet 2009 20:59

Modifié le dimanche 23 août 2009 07:24

Chapitre Premier

► Chapitre Premier ◄
___________________________________________________________________


Titre : 'Our First Day'
Auteur : Keiko Tori.
Personnages : the GazettE au complet.
Type : Yaoi, Drame / Dark, Romance.


___________________________________________________________________


Je reste assis là, sur le rebord de ma fenêtre, à contempler la ville illuminée s'étendant à perte de vue au bas des collines, une cigarette pendant au coin des lèvres. J'en tire une bouffée, inhalant une bonne partie de cette fumée néfaste, qui peu à peu détruit mes poumons. Les paupières closes, je tente d'oublier. Si seulement je le pouvais . . . Tout oublier, enfin . . . Oublier ton visage. Oublier ta voix. Oublier ton corps. Ton parfum. T'oublier . . . Malgré moi, une fine larme perle sur ma joue, puis quelques autres. Quelques larmes, ni plus, ni moins. J'ai tant pleuré pour toi, qu'à présent je n'ai même plus le courage de me lamenter. On entre dans ma chambre sans frapper et on m'ôte des mains mon paquet de clopes, déjà à moitié vide, ainsi que celle que je fumais, qu'on écrase dans le petit cendrier déjà presque entièrement plein de mégots. Je ne proteste pas, ne dit rien, me contentant de rester là sans bouger, les yeux clos, et quelques larmes brûlantes roulant lentement sur mes joues.
- Takanori, combien de cigarettes à-tu fu depuis qu'on est rentrés ? Me demande une voix que je ne connais que trop bien.
Ryo. J'ouvre les yeux, ceux-ci scintillants de larmes qui ne coulent pas, qui ne coulent plus. Comme rarement, mon meilleur ami à ôté son bandeau, ce qui me surprend. Lorsqu'il le fait, c'est alors qu'il va mal, ou que quelque chose le tracasse. Aussi, le fait de voir pour la première fois depuis des semaines le nez de Ryo me laisse quelque peu perplexe.
- Ryo, quelque chose ne . . .
- Takanori, pond moi.
Me coupe-t-il.
Je me tais et dégluti, baissant les yeux.
- Je sais pas. Réponds-je d'une petite voix.
'Je ne sais pas'. Voici la seule chose que je trouve à répondre. La vérité, c'est que j'ai simplement peur de compter le nombre de cigarettes que j'ai bien pu fumer. Je sais que j'ai trop fumé, beaucoup trop, comme chaque soir. Devant mon absence de réponse, Ryo soupire, puis caresse ma joue, me forçant doucement à relever la tête. Je m'exécute.
- Takanori, il faut que tu cesse de penser à lui.
- C'est facile à dire pour toi, Ryo, tu ne sais pas ce que c'est.
Lui rétorque-je d'une petite voix, les larmes aux yeux de nouveau.
- C'est vrai, je ne sais pas. Mais je cherche simplement à t'aider à . . .
- Personne ne peut m'aider.

Il se tend légèrement, certainement blessé. J'encre mon regard dans le sien, honteux, puis me laisse glisser au sol, quittant mon 'perchoir', glisse mes bras autour de la taille de mon ami et me blotti contre lui, histoire de me faire pardonner, ainsi qu'en guise de réconfort. Il me serre doucement contre lui, caressant mon dos, mes cheveux. Je ferme les yeux, apaisé. Je me sens simplement bien, dans ses bras. J'oublie tout ce qui m'entoure lorsque je suis avec lui. Tout, mais simplement durant ces quelques instants où il m'étreint. Lorsqu'il me relâche, les souvenirs et le reste reviennent et me frappent de plein fouet, me torturent à nouveau. Au bout de quelques minutes, qui me paraissent avoir été bien trop courtes, il me relâche. Et aussitôt, tout m'assaille à nouveau. Je sens les larmes me monter aux yeux. A la vue de mes prunelles scintillantes, Reita caresse ma joue un instant, puis se penche vers moi et me donne un baiser, rassurant. Voici encore autre chose, autre chose qui s'ajoute à mon mal être : Ryo est amoureux de moi. Il y à peu de temps, quelques mois de cela, il m'a avoué que ses sentiments envers moi n'étaient pas simplement amicaux, mais bel et bien amoureux . . . Et puis quand bien même s'il ne m'en avait jamais rien dit, je m'en serais moi-même rendu compte. C'est trop évident, trop flagrant . . . On n'est pas si tendre, si câlin, si rassurant envers quelqu'un s'il n'y à pas quelque chose derrière . . . Mal à l'aise, je recule à peine.
- Ryo . . . Murmure-je, le repoussant doucement.
Il baisse les yeux, honteux, et s'excuse en un chuchotis. Je sens mon c½ur se serrer. Je sais qu'il à mal. Moi aussi, j'ai mal . . . Mais je n'y peux rien . . .
- Ryo . . . Je suis solé . . . Murmure-je, enfouissant mon visage au creux de son cou, serré contre lui.
- C'est pas ta faute . . .
- Si . . . Si c'est ma faute . . .
- Non, tu n'y est pour rien . . . L'Amour, c'est pas quelque chose qu'on peut contrôler . . .

Je ne réponds rien, les larmes aux yeux. Je sais bien que je lui fais du mal . . .
- J'aimerais tellement t'aimer Ryo . . . J'aimerais te rendre heureux . . . Je te le jure . . . Mais je . . .
- Mais tu ne peux pas l'oublier.
Me coupe-t-il.
Tant bien que mal, il tente de dissimuler la tristesse dans sa voix, mais n'y parviens pas, et je sens sa douleur transpercer mon c½ur bien mieux que n'importe lequel des poignards. Luttant contre mes larmes, je me défais doucement de son étreinte protectrice.
- J-je vais prendre une douche . . . Balbutie-je, les yeux brûlants.
Il acquiesce d'un signe de tête, fuyant mon regard. Je dépose un baiser au coin de ses lèvres puis m'en vais dans la salle de bain, refermant et verrouillant la porte derrière moi. Mon regard erre dans le vide quelques instants, puis se dépose sur une bonne vieille amie : La lame. Elle est ma pire ennemie, aujourd'hui. Je soupire, puis me dévêtis, avisant au passage mes côtes saillantes. J'ai énormément maigri depuis que tu es parti. Cela n'as absolument rien d'étonnant, étant donné que je ne mange plus. Je voudrais bien pourtant, mais chaque fois que j'absorbe la moindre nourriture, je la vomi aussitôt. Je passe la plus grande partie de mon temps à écrire, composer, chanter, jouer de la Guitare. Nuit et jour, jour et nuit. Lorsque je m'arrête durant quelques heures, je fouille dans nos vieilles affaires et contemple nos photos, nos souvenirs. Ou bien alors je me remémore notre histoire, nos éclats de rire . . . Nos ébats aussi . . . Nos ébats . . . Mon dieu, je donnerais n'importe quoi pour te faire l'amour au moins une fois encore, te caresser, entendre ta voix s'élever en un gémissement, un cri, sentir ton corps parcouru de frissons, goûter à ta peau, tes lèvres . . . Te sentir en moi, que ton corps et le mien ne fassent plus qu'un, épouser le septième ciel à tes côtés . . . J'aimerais tant revivre ça, au moins une fois . . . Mettant cette douloureuse nostalgie de côté, j'achève d'ôter mes vêtements et déclenche la chute d'eau, cette dernière, brûlante, trempant ma peau claire, mes cheveux blonds, mon corps frêle, bien trop frêle . . . J'enduis mes paumes de savon, me mettant à frotter mon corps énergiquement, comme si j'essayais de me débarrasser de ma souffrance. Jamais elle ne disparaitra, et je le sais. Bien sûr, elle s'atténuera au fil du temps, mais quelque part, elle sera toujours là. Toujours . . .

La douleur, à présent, fait partie de moi.

# Posté le mercredi 15 juillet 2009 02:06

Modifié le samedi 12 septembre 2009 18:14

Chapitre Second

► Chapitre Second ◄
___________________________________________________________________


Titre : 'Our First Day'
Auteur : Keiko Tori.
Personnages : the GazettE au complet.
Type : Yaoi, Drame / Dark, Romance.


___________________________________________________________________


U
ne semaine vient de passer. Une nouvelle semaine pendant laquelle je n'ai rien avalé d'autre que de l'eau, semaine pendant laquelle je n'ai toujours pas dormi, pendant laquelle j'ai encore maigri . . . Ryo est de plus en plus inquiet pour moi, et il à raison. Si je continue comme ça, je vais finir à l'Hôpital, sous perfusion. Enfin . . . Aujourd'hui, je suis seul à la maison. Ryo est parti rejoindre quelques amis, il m'a bien proposé, et m'as même presque forcé à l'accompagner, pour que je ne reste pas seul, mais j'ai refusé. Je n'ai pas le c½ur à m'amuser . . . D'ailleurs, je n'ai plus le c½ur à rien. Je reste toute la journée durant dans ma chambre, regardant la télévision tout en sachant pourtant que je serais de toute façon totalement indifférent au programme diffusé, écrivant des pages et des pages de textes, chantonnant, composant quelques mélodies, jouant de la Guitare. Le tout comme à mon habitude. En début de soirée, le Téléphone sonne, me faisant sursauter. Il s'agit certainement de Ryo, je décroche donc.
- Moshi moshi ?
- Mr Takanori Matsumoto ?
Me demande une voix inconnue.
- Lui-même, qui-y-a t'il Mademoiselle ?
- Monsieur, je suis au regret de vous l'apprendre, mais il est arrivé quelque chose de grave.

Je tressaillis, me tendant instinctivement. Je ne me souviens que trop bien de la dernière fois ou j'ai entendu quelqu'un prononcer une phrase semblable à celle-ci. Je dégluti, la gorge nouée, et m'arrache littéralement ces quelques mots :
- Je vous écoute, que s'est-il passé ?
- Ryo Suzuki, votre colocataire, à été victime cet après midi d'un accident de la route. Il est en vie mais est gravement blessé, son état est critique et très incertain. Seule une lourde opération pourrait le sortir d'affaire. Je ne vous cache pas cependant que les risques sont grands quant au bon roulement de cette intervention, mais c'est l'unique moyen.

J'ai l'impression que mon c½ur s'arrête net de battre. Ryo . . . Les larmes me montent aux yeux, et je demande d'une voix brisée si je peux le voir, et à quel hôpital dois-je me rendre. A peine m'a-t'elle répondu que je raccroche et me saisi d'un blouson, l'enfile et sors en trombe de l'appartement, prenant à peine le temps de verrouiller la porte au passage. Je fourre les clés dans ma poche et courre le plus vite possible jusqu'à l'hôpital, bousculant maints passants sans prendre la peine de m'excuser, les larmes aux yeux. J'entre dans l'établissement, me précipitant à l'accueil.
- S'il vous plait, je voudrais savoir dans quelle chambre réside actuellement Suzuki Ryo ! M'exclame-je, luttant contre mes pleurs.
- Oui, attendez quelques secondes je vous prie.
Elle effectue quelques rapides recherches sur son ordinateur. Je sens mon c½ur cogner dans ma poitrine, palpitant à une vitesse affolante. Elle fini par me dire poliment, m'adressant un sourire :
- Il à été transféré à son arrivée dans la chambre N°168.
- Merci !

Je reprends ma course folle, faisant tout de même attention, cette fois, à ne pas bousculer le personnel hospitalier. Lorsque j'arrive devant la chambre, je m'arrête net, appuyant mes paumes contre mes genoux, essoufflé. Je fini par me redresser, cogne et entre. Mon ami est allongé dans un lit trop grand, trop blanc, de multiples branchements reliés à son corps. Il porte également un masque respiratoire. Une larme roule, solitaire et silencieuse, sur ma joue, et je viens m'asseoir prés de lui, sur une chaise postée près de son lit à l'adresse des visiteurs éventuels. Il parait endormi . . . Je prends doucement sa main et frissonne : Il est gelé, mon dieu . . .
- Ryo . . . Murmure-je à travers un sanglot.
Sa peau est véritablement glacée . . . De nombreuses balafres ornent son visage, et on peut distinguer de larges bandages blancs sur maintes parties encore visibles de son corps, qui ne sont pas masqués par sa tenue d'hôpital. Prés de lui, le cardiomètre émet quelques bips aigus. Ils sont réguliers, les courbes de même, ce qui me rassure quelque peu. Tant que cette machine n'annonce pas le contraire, il est encore en vie. Je reste ainsi près de lui, jusqu'à ce que les petits sons émit par le cardiomètre ne se changent en un sifflement aigu et irréguliers, tantôt entrecoupés de faibles 'bip'. La courbe se retrouve quasiment à plat, ou presque, ne s'élevant encore que très peu à certains moments. J'écarquille les yeux et me redresse d'un mouvement brusque, m'élançant dans le couloir, accostant le premier médecin que je vois et lui expliquant rapidement la situation, luttant contre mes larmes. Il hausse les sourcils, appelant rapidement plusieurs infirmières qui traversent le couloir. Ces derniers ainsi que le Médecin et moi nous engouffrons dans la chambre. Ils tentent de le réanimer à l'aide et massages cardiaques, et, impuissants, finissent par déposer deux électrons sur ta poitrine : Le torse de Ryo tressaute violemment chaque fois, et je suis témoins de cette scène. Pourtant, malgré tout leurs efforts, bientôt un sifflement suraigu empli la pièce. Je sens une violente nausée me prendre lorsque le Médecin tourne vers moi un regard navré. L'une des infirmières va éteindre le cardiomètre ainsi que les divers autres machines, une seconde jeune femme ôtes des bras de Ryo les perfusions qui y étaient posées et nettoie les plaies qui en résultent. Le Médecin me parle je crois, mais je n'entends rien, rien d'autre qu'un bourdonnement sourds. Le regard perdu dans le vague, je vacille, pris d'un incroyable vertige. L'homme me prend par les épaules et me guide, m'asseyant sur cette chaise, près du lit de Ryo. Le personnel hospitalier fini par quitter la pièce. Je glisse ma main tremblante dans celle de mon meilleur ami, peinant à réaliser ce qui vient d'arriver. Il est mort. Ryo est mort. C'est comme si l'on m'arrachait le c½ur à l'aide d'ongles acérés . . . Mais la douleur que je ressens est pire encore ! Alors, touts nos souvenirs défilent devant mes yeux en l'espace d'une seconde, depuis nos trois ans jusqu'à aujourd'hui, jusqu'à hier même : Je revis ce baiser qu'il m'a donné. Le dernier. Je relève la tête vers lui, vers son beau visage angélique, bien que criblé de blessures. Sentant la culpabilité m'étreindre plus que la peine, je me redresse, lui ôte son masque et viens déposer mes lèvres sur les siennes, les embrassant tendrement, comme pour me faire pardonner de l'avoir repoussé. Si seulement je pouvais le sentir répondre à ce baiser . . . La tristesse reprenant le dessus, je vacille et me laisse retomber sur la chaise, ma main se crispant sur la sienne. Mes yeux se remplissent alors de larmes, qui se mettent à couler, brûlantes, sur mon visage pâle. Je sanglote violemment au milieu de cette chambre trop blanche, près de Ryo, tandis qu'il est allongé là, son corps sans vie se refroidissant considérablement de minutes en minutes. Je fini par enfouir mon visage dans les draps, sanglotant comme un enfant, ma main tremblante serrant maladroitement la sienne. Je m'endors ainsi une heure plus tard, pour vivre un sommeil agité de rêves. Ou plutôt de souvenirs. Nos souvenirs. Je t'aime, Ryo . . .

# Posté le mercredi 15 juillet 2009 15:22

Modifié le dimanche 30 août 2009 19:56

Chapitre Trois

► Chapitre Trois ◄
___________________________________________________________________


Titre : 'Our First Day'
Auteur : Keiko Tori.
Personnages : the GazettE au complet.
Type : Yaoi, Drame / Dark, Romance.


___________________________________________________________________


Voici bientôt trois semaines que Ryo à quitté ce monde. Ses funérailles ont été célébrées il y à peu. Tous ses amis, sa famille. Tous étaient là et s'étaient proposés de réunir un peu d'argent pour acheter chacun un bouquet de fleurs. Je les en ai dissuadés : C'est moi qui aie acheté toutes les fleurs, toutes celles que Ryo adorais. J'ai dépensé une somme considérable pour de simples fleurs, qui faneront bien rapidement, mais je m'en fiche. Ryo mérite au moins cela, peu importe combien cela m'as couté. Aussi, la plaquette de marbre, ou sont gravés son nom, prénom et date de naissance, s'est retrouvée couverte de fleurs de sortes différentes. Ce jour là, j'ai attendu que tous aient quittés le cimetière, en fin d'après midi, pour m'asseoir au sol, près de cette dalle, et parler à Ryo. Des heures durant je suis resté là, à lui parler dans l'espoir qu'il m'entendrait. Je lui ai dit à quel point il allait me manquer et à quel point j'allais avoir du mal, sans lui. Je me suis relevé, puis suis parti. Sans mentir, depuis la mort de Ryo, mon état va de mal en pis. Je me suis même mis à m'amuser avec quelques lames de rasoirs, ce qui me conduis régulièrement jusqu'à la Pharmacie acheter de quoi désinfecter et bander mes plaies. Bien que je me soigne afin d'éviter une hémorragie, je ne cesse pas pour autant de me scarifier, ce geste étant devenu une véritable habitude. Je suis en ce moment même cloitré dans ma salle de bain, m'amusant à entailler doucement mon poignet, admirant le sang couler sur ma peau trop pâle, puis goûter sur le sol en un clapotis régulier. Je soupire, les yeux rivés sur ce liquide poisseux et pourpre, lorsqu'une nausée me prend. Je relâche le rasoir et me traîne jusqu'aux toilettes : Je m'agrippe au réservoir d'une main, à la cuvette de l'autre, et rend tout ce que contient mon estomac. Je sais bien que tu aurais voulu que je vive, Ryo de même, mais je ne peux pas, je suis trop faible. Je ne suis pas capable de supporter votre absence. Voilà bien ma hantise : L'absence. L'absence, c'est la solitude, la peur d'être délaissé. La nuit, alors que je tante vainement de m'endormir, le moindre bruissement me glace le sang. La peur fait à présent partie intégrante de moi autant que le désespoir. Quoique, ça ne me déplairais pas que quelqu'un surgisse de l'obscurité et me poignarde, au moins, je n'aurais pas à le faire moi même. Je fini par me redresser, pâle et tremblotant.
- Ryo . . .
Gémis-je, la voix chevrotante,
Rien que le simple fait de me remémorer son visage me donne envie de vomir, aussi me penche-je de nouveau au dessus de la cuvette, n'y rendant plus que bile et eau. Il me manque, tu me manque, j'en ai assez . . . Je me relève et tire rapidement la chasse, m'essuyant les lèvres d'un revers de mains, tremblant et les larmes aux yeux. Je jette un coup d'½il à mon reflet dans le miroir et reste figé. Des joues creusées, une peau pâle, un regard terne et sans couleurs. Mes yeux ont toujours été noirs, certes, mais auparavant, lorsque tu étais encore là, ils pétillaient de bonheur et paraissaient alors moins sombres. Lorsque tu es partis, ils sont devenus d'un noir d'encre, et souriaient peu souvent, ou uniquement lorsque Ryo parvenait à m'arracher un sourire, lorsqu'il m'étreignait ou me parlait des heures durant, afin de me permettre durant un temps d'oublier. Mais à présent qu'il est parti, mon regard est des plus sombres, froid, tel l'entrée d'un tunnel. Plus la moindre émotion ne le traverse, si ce n'est la tristesse, le désespoir. Je soupire fortement, mordillant l'intérieur de ma lèvre, les yeux brûlants. Je fini par me saisir d'une bande, la nouant simplement autour de mon poignet sans prendre la peine de désinfecter la plaie, puis sors de la salle d'eau, titubant légèrement, laissant le rasoir et la petite flaque de sang là ou ils sont, me dirigeant vers mon armoire. Je me saisi de l'une de mes habituelles tenues extravagantes et l'enfile rapidement, allant ensuite me maquiller face à mon miroir. Alors que je farde mes paupières entières de cet habituel maquillage noir jais, un souvenir particulier reviens à ma mémoire : Ryo et moi, peu après que tu sois parti. J'étais blotti dans ses bras, mon dos contre son torse, et avait posé ma tête sur son épaule. Il en profitait pour caresser tendrement mon ventre au travers de mon haut, ses bras enroulés autour de ma taille.
- Ryo ? . . . Lui avais-je murmuré.
- Oui ?
-
Il me manque, tu sais . . .
Avait-je gémis doucement, les larmes au bord des yeux.
Mon ami avait encore resserré son étreinte, et j'avais relevé vers lui mes yeux scintillants. Je me rappelle encore de ces instants dans les moindres détails : Il à soulevé doucement mon menton et à encré son regard dans le mien, son regard si sombre, mais pourtant si doux, si rassurant. Il y avait soudainement eut une panne de courant, et j'avais sursauté alors que l'obscurité nous avait engloutis lui et moi. Depuis ta mort, j'ai peur du noir. Oui, peur, comme serait apeuré un enfant. Ryo s'était alors mis à me bercer, embrassant tendrement mon front, me murmurant des paroles rassurantes, tandis que je tremblais doucement. Il avait fini par soulever mon menton et déposer ses lèvres sur les miennes tendrement. Je m'étais agrippé à son haut sous la peur qu'il me relâche et ne me laisse seul lui aussi, bien que je sus que c'était on ne peu plus stupide. Ce soir là, nous nous sommes donné notre premier baiser, un véritable baiser. Ce soir là, il ne m'avait pas encore avoué qu'il m'aimait, mais l'avait fait le lendemain. J'ai bien cru que cette déclaration et mon, bien que doux, refus, allait achever notre amitié, mais non. Ryo s'est montré très compréhensif, malgré la douleur qui le tenaillait : Celle que je ne puisse l'aimer comme lui m'aimait. Il à apprit à faire avec, et moi, je tentais de lui témoigner autant d'affection que je le pouvais, afin de combler ce manque qu'il ressentait par ma faute. Je sens quelques larmes brûlantes rouler sur mes joues.
- Merde . . . Grommelle-je, voyant mon maquillage couler en de fines trainées noires.
Je pleure un bon coup, me remaquille rapidement, avant de sécher mes larmes et me saisir de mon blouson, me rendant au dehors. Je marche jusqu'à un Club et y entre, me dirigeant aussitôt vers le comptoir ou je m'accoude.
- Ah tiens, bonsoir Takanori, ça faisait belle lurette qu'on n't'avait pas vu dans le coin !
- Bonsoir Akatsuki. Combien dois-je payer pour avoir de l'alcool à volonté ?
Lui demande-je, m'accoudant au bar.
- Ah, pour toi, c'est gratuit.
Je souris malicieusement. Je sens que la nuit va être longue . . . On me sert un premier verre, que je sirote quelques instants avant de l'avaler d'une traite, m'attirant un regard amusé du Barman, qui me sert à nouveau. J'entame ainsi la soirée, passant mon temps à boire divers alcools tous aussi forts les uns que les autres, jusqu'à ce qu'un homme horriblement séduisant vienne prendre ma main, y déposant un baiser et m'adressant un sourire. Il est vraiment beau : Son visage d'angelot est aussi fin et délicat que celui d'une femme, ses yeux d'un brun profond maquillés d'un noir d'encre, et son corps se trouve être tout aussi fin que ses traits, d'après ce que sa tenue de cuir laisse entrevoir. Je sais pertinemment qu'Akatsuki tient une boite ou se déroulent, de temps à autres, des Streap-Tease. Ce garçon doit être l'une des recrues.
- Bonsoir Poupée, tu viens danser un peu sur le podium ? Me propose-t-il, sensuel.
Mon esprit déjà bien embrumé par mon excès de boissons, j'esquisse un sourire malicieux et le suis jusqu'à l'estrade. Il vient aussitôt se coller contre moi, frottant son bassin contre le mien. Je souris, me déhanchant sensuellement au rythme de la Musique, venant prendre ses fesses à pleines mains avec un sourire carnassier. La moitié des clients, ayant les yeux rivés sur nous, poussent une exclamation approbatrice. La soirée se déroule ainsi : Alcool, danses, discussions déplacées, baisers langoureux, Streap-Tease . . . En clair : Débauche. Et oui. Moi, Takanori Matsumoto, le garçon le plus pudique que la terre aie portée, j'ai dansé sur un comptoir, ai embrassé plus de la moitié des hommes présents dans la salle, me suis bourré jusqu'à en vomir plusieurs fois de suite, ai fait un Streap-Tease, aussi. Je me suis déshabillé devant une salle remplie d'inconnus. Et par-dessus tout, je viens de me réveiller auprès du bel androgyne d'hier soir. Je me redresse en un mouvement brusque, manquant de le faire tomber. Lui qui était à demi allongé sur moi. Il se redresse sur ses coudes, se frottant les yeux, la voix pâteuse.
- Takanori qu'est ce qui te prend ? . . . Marmonne-t-il, relevant vers mon un regard interrogateur mais endormi.
- Qu-qu'est ce que je fais là ? . . . M'étonne-je, ayant horriblement mal à la tête et mon estomac se trouvant être tenaillé par une horrible nausée.
La gueule de bois . . .
- Comment ça qu'est ce que tu fais là ? Tu te fous de moi de bon matin ? Me demande l'Androgyne avec un air amusé, se laissant retomber sur ses oreillers, croisant ses poignets derrière sa tête.
- N-non pas du tout ! M'exclame-je, totalement désemparé.
Je me souviens bien sûr de la soirée que j'ai passée, dans les moindres détails. Mais ensuite, le néant. Je me rappelle juste avoir quitté le Club avec ce jeune homme, puis plus rien. Scrutant les alentours, je m'aperçois que je ne me trouve pas chez moi. Donc, chez lui.
- Relax ma belle. On à couché, tu ne te souviens pas ? Me demande-t-il, s'étirant.
- C-couché ? Qu-quoi ? Mais . .
Il ne me laisse pas le temps de terminer ma phrase et viens s'emparer doucement de mes lèvres, les embrassant avec une douceur intense, une tendresse presque tentatrice. Tout me reviens alors en mémoire : Nous avons quitté le Club lui et moi, et, à peine entré ici, nous sommes jetés sauvagement l'un sur l'autre. Je préfère éviter d'évoquer les détails quant à cette nuit que je qualifierais de . . . Torride. Je rougis doucement sous mes pensées, tandis qu'il recule à peine. Je relève vers lui un regard perdu et encore embué par le sommeil, avant de lui demander à mi-voix :
- Ok. Je m'en souviens : On à couché. Mais . . .
- Comment je m'appelle ?
J'acquiesce d'un petit signe de tête. Il sourit et viens caresser ma joue du bout des doigts, venant coller ses lèvres chaudes contre les miennes, que j'entrouvre. Je sens sa langue retracer les contours de ma bouche doucement, m'arrachant un violent et délicieux frisson de plaisir. Nous échangeons un langoureux baiser, puis, de sa voix douce et chaude, il fini par me répondre :
- Ils me le demandent tous au matin d'une nuit passée avec moi. D'habitude, je leur donne un faux prénom. Mais puisque tu me parait gentil, et surtout moins obsédé par le cul que tout les autres, je vais te le dire : Moi, c'est Atsuaki.

# Posté le jeudi 16 juillet 2009 11:17

Modifié le dimanche 30 août 2009 20:04

Chapitre Quatre

► Chapitre Quatre ◄
___________________________________________________________________


Titre : 'Our First Day'
Auteur : Keiko Tori.
Personnages : the GazettE au complet.
Type : Yaoi, Drame / Dark, Romance.


___________________________________________________________________


Je souris doucement, et il me rend mon sourire avec une adorable moue. Je ne peux m'empêcher de laisser échapper un rire attendri. Il incline la tête de côté et m'interroge du regard.
- J'étais simplement en train de me dire que j'avais rarement vu plus craquant que toi. Lui dis-je, souriant, amusé.
Il éclate de rire, venant m'embrasser au coin des lèvres. Je me lève ensuite, récupérant mon sous vêtements, que j'enfile rapidement.
- Tu reste déjeuner ici ? Il est déjà midi. Me fait-il remarquer, se levant et, sans aucune gêne, se dirigeant, nu, jusqu'à son armoire, afin de se vêtir d'un tee-shirt trop grand, trop long et gris. J'acquiesce, lui adressant un sourire, et il vient prendre ma main, me conduisant jusqu'à sa cuisine. Je le laisse faire, le suivant. Il est très tactile, ma parole ! Le baiser au réveil, maintenant ça. Comme toi, auparavant. Je ressens un pincement au c½ur en y songeant et fais la moue discrètement. Il m'indique une chaise, je prends donc place, et il me propose divers plats. Je choisis, il le prépare rapidement, et, bien vite, nous déjeunons tout deux, l'un à côté de l'autre.
- Dit moi Takanori . . . Tu fais quoi comme boulot ? Me demande-t-il, avalant quelques gorgées d'eau, interrogateur.
- Je ne travaille pas. A vrai dire je cherche un travail. Lui réponds-je avec un sourire, et toi ?
- Moi, je suis gogo danseur, comme tu à pu le voir. Je fais occasionnellement quelques Streap-Tease, mais la plupart du temps je suis toujours vêtu un minimum à la fin du show. Sinon, je suis aussi mannequin à mes heures.
J'hausse les sourcils. Avec le physique qu'il à, ce n'est pourtant pas étonnant, mais enfin . . . Il me sourit et se lève, allant chercher quelques magasines, qu'il me tend. Je m'en saisi et me rend aux pages indiquées sur la couverture. J'écarquille les yeux à la vue des clichés. Il est réellement magnifique, c'en est à couper le souffle.
- Je suis beau hein ? Me demande-t-il, prenant un air fier.
Je relève la tête vers lui, laissant échapper un rire amusé.
- Oh, ça oui ! M'exclame-je, lui tendant les revues, souriant béatement.
Il me sourit, s'apprêtant à aller ranger les magasines là d'où ils viennent, mais à peine s'est-il levé qu'il se ravise et se penche vers moi. Intrigué, j'incline ma tête de côté. Doucement, il glisse sa main derrière ma nuque et colle ses lèvres contre les miennes. Surpris, j'écarquille doucement les yeux mais me reprend bien vite, laissant mes paupières retomber mollement, frissonnant sous la douceur du baiser. Nos lèvres s'entrouvrent à peine, nos souffles se mêlent, chauds. Je frissonne violemment lorsque nos langues se touchent, puis se taquinent, se caressent, s'enroulent l'une autour de l'autre lentement, sensuellement. Un gémissement échappe à Atsuaki lorsque j'happe sa langue entre mes lèvres, la suçotant doucement, tandis qu'il tente de la dégager, et d'un autre côté de me provoquer : Il exécute à l'aide de sa langue un mouvement de va et viens, de façon à ce qu'elle aille et vienne entre mes lèvres, se frottant contre elles. Suggestif, je dois l'avouer. Je libère sa langue, venant mêler la mienne à la sienne de nouveau. Notre baiser est si langoureux et sensuel que, lorsque nos lèvres se séparent quelques longues minutes plus tard, un mince filet de salive les relie. Il est rompu alors que nos regards se croisent, et qu'Atsuaki l'happe d'un coup de langue. Je n'ai qu'une envie à cet instant, c'est de l'embrasser à nouveau, et plus si affinités. Comme s'il avait lu dans mes pensées, il me pousse du bout des doigts, écartant ma chaise de la table, et viens se mettre à califourchon sur mes cuisses. Instantanément et instinctivement, mes mains viennent se loger sur ses hanches. Il me sourit, se penchant vers moi et scellant nos lèvres en un baiser prometteur. Une trentaine de minutes plus tard, nous sommes, lui et moi, allongés sur le divan, l'un sur l'autre, nos corps soudés en un ensemble presque parfait. Mes phalanges crispées sur les hanches d'Atsuaki, je le guide, accompagnant ses profonds va et viens de coups de reins, soupirant, gémissant. Chacune de ses exclamations de plaisir m'excite d'avantage : Il est si sensuel . . . Sa voix, le moindre de ses mouvements, chaque à-coups, son visage crispé sous l'effet du plaisir. Mon dieu . . . Une heure durant, peut être plus, nous continuons de faire l'amour, jusqu'à finalement atteindre l'extase tant désirée en un dernier et puissant gémissement. Atsuaki se déverse le dernier, se cambrant.
- Ha-Haan . . . Takanori . . ! Gémit-il fortement, la tête rejetée vers l'arrière, atteignant finalement l'orgasme.
Je pousse un petit gémissement lorsqu'il se retire de mon corps, s'allongeant auprès de moi. Je le prends dans mes bras, l'y serrant doucement. Nous sommes transpirants, nos souffles sont courts, et nos corps portent l'odeur du sexe. Avant, je n'aurais jamais pensé pouvoir coucher avec un inconnu rencontré par hasard, à présent, après Atsuaki, je vois les choses différemment. Tant que j'y prends plaisir, pourquoi m'en priver ? Quelques heures plus tard, après avoir chacun pris une douche rapide, nous nous préparons et sortons, histoire de faire une petite virée dans l'un des quartiers marchand de Tokyo et nous détendre.
- Sous tes airs timides et froids, t'es une vraie chaudasse, toi, en fait. Me dit soudainement Atsuaki, avalant une cuillère de granité.
Je manque de m'étouffer avec le mien, rougissant violemment, m'empressant d'avaler puis de répondre :
- N-non ! Certainement pas, je ne suis pas comme ça !
- Ecoute Takanori, ça fait déjà deux fois qu'on couche ensemble. Avoue que pendant l'acte, t'es pas . . .
- Bon, d'accord, oui, tu as raison, c'est vrai !
Le coupe-je précipitement, écarlate.
Il sourit, hilare, puis éclate de rire. Je soupire, esquissant tout de même un sourire.
- Tu n'es pas gêné de parler aussi ouvertement de ce que tu fais au lit ? Lui demande-je, amusé.
- Non, me réponds-il, je suis gogo danseur et Streap-teaser, j'te rappelle. J'ai eu tellement de conquêtes d'une nuit que je m'en vante.
- Personnellement, ce n'est pas le genre de chose dont je me vanterais !
Rétorque-je, éclatant de rire.
- Je sais, c'est ce dont peu de personnes se vantent, mais il y en à, et j'en fais partie. Dit-il avec un sourire, terminant son granité.
Je termine à mon tour le mien, et nous jetons les petits pots ainsi que les cuillères plastifiées dans une poubelle. Atsuaki se tourne vers moi.
- Dit moi Takanori, est-ce que tu m'autorise à faire quelque chose ? Demande-t-il.
- Oui, bien sûr, enfin cela dépend de quoi il s'agit. Réponds-je, esquissant un sourire, curieux.
Il rit légèrement et viens me prendre par la taille. Surpris, je me laisse cependant aller contre lui. A peine ai-je le temps d'entrouvrir les lèvres, m'apprêtant à demander ce qu'il compte faire, qu'il vient y déposer les siennes. Je ferme aussitôt les yeux, frissonnant, mes mains venant s'agripper doucement à son haut, tandis qu'il incline la tête de côté, sa langue venant se mêler à la mienne. Je ne sais pas ce qu'il se passe vraiment entre nous. Il s'agit d'amitié, bien sûr. Mais est-ce que de simples amis couchent ensemble ? J'en doute. Je prend cependant plaisir à ces étreintes charnelles, et j'aime beaucoup Atsuaki. Je me demande sincèrement de quelle manière notre relation va évoluer. Tout ce que je sais, c'est que je ne suis pas prêt à m'engager à nouveau dans une histoire sérieuse. C'est douloureux d'y repenser maintenant, mais . . . T-tu me manque horriblement.

# Posté le jeudi 23 juillet 2009 19:21

Modifié le vendredi 24 juillet 2009 03:57

Chapitre Cinq

► Chapitre Cinq ◄
___________________________________________________________________


Titre : 'Our First Day'
Auteur : Keiko Tori.
Personnages : the GazettE au complet.
Type : Yaoi, Drame / Dark, Romance.


___________________________________________________________________

C'est douloureux d'y repenser maintenant, mais tu me manque horriblement . . . Je fini par reculer à peine, les lèvres d'Atsuaki se détachant doucement des miennes. Papillonnant des paupières, je viens caresser la joue de mon ami, qui m'adresse un sourire. Je le lui rends, avant qu'il ne murmure, à mon plus grand étonnement :
- Embrasse-moi encore, s'il te plait . . .
Je sens mes joues se colorer doucement mais m'exécute, revenant embrasser ses lèvres. Nous échangeons un nouveau baiser, bien moins langoureux que tous les autres, plus tendre, plus doux, qui m'arrache un long frisson de plaisir. Lorsqu'il s'achève, nous nous éloignons à peine. Mes phalanges, jusqu'à présent crispées sur son haut, relâchent lentement leur prise. Atsuaki, dont les bras étaient enroulés autour de ma taille, me relâche doucement, et nos regards se croisent. Je lui souris, il fait de même, avant de me faire une proposition qui me laisse perplexe :
- Takanori, ça te dirait de m'accompagner à un photoshooting ?
- Un photoshooting ?
Répète-je, étonné.
- Oui. Au dernier défilé auquel j'ai participé, le rédacteur d'un célèbre magasine dit m'avoir remarqué et voudrais prendre des photos de moi ainsi qu'écrire un article ! S'exclame-t-il, esquissant un grand sourire. C'est la première fois qu'on me donne une telle chance de parvenir à percer dans ce milieu !
Je souris et le prend par la taille, mes mains s'échouant sur ses reins.
- Bien sûr, je serais enchanté de t'accompagner. Mais tu crois que les photographes et le rédacteur du magasine me laisseront entrer ? Questionne-je.
- Le rédacteur ne sera pas là, mais je pense que le photographe te laissera entre. Je connais bien Aoi, c'est un ami. Réponds-t-il avec un sourire, que je lui rends.
- Alors c'est d'accord, je viens !
Il me sourit, étirant ainsi ses lèvres pulpeuses et lippues, que je viens embrasser aussitôt. Alors que je les capture délicatement entre les miennes, je le sens frissonner intensément lorsque je réitère ce geste plusieurs fois de suite, doucement. Nos langues finissent par se mêler, lentement, tendrement. Je ne ressens, en effet, que de la tendresse envers Atsuaki. Tendresse et désir. Il me plait beaucoup, certes, il est vraiment très gentil, attachant, et, je dois l'avouer, horriblement sexy. Mais malgré tout, je ne l'aime pas, du moins, mes sentiments pour lui son encore loin d'être de l'amour. Il en est de même pour lui je pense. Mais alors pourquoi est-ce que, son torse collé au mien, sent-je mon c½ur palpiter à une vitesse affolante, le sien de même ? Atsuaki effleure ma joue du bout de son index avant de reculer à peine, frémissant et coupant cours à mes pensées. Je viens enfouir mon visage dans son cou, y déposant quelques baisers, tandis que lui viens appuyer sa tête contre mon épaule. Nous fermons tout deux les yeux, restant ainsi enlacés durant de longues minutes. Pourtant, nous finissons par nous séparer, lentement mais sûrement. Je viens prendre les mains d'Atsuaki.
- Bon, je vais rentrer chez moi. A quelle heure dois-je te rejoindre et ou ? Lui dis-je doucement, caressant ses doigts.
- Demain matin à neuf heures chez moi. Je dois y être à neuf heures trente, et j'irais à pieds.
- D'accord. A demain, alors.
Lui souris-je.
Il fait de même, venant cependant m'embrasser timidement. Je souris, lui rendant son baiser doucement, nos langues se redécouvrant une dernière fois. Une fois ceci fait, nous partons chacun de notre côté. Je rentre rapidement chez moi, allant aussitôt me coucher. Demain sera une journée chargée !

*

Lorsque je me réveille au matin, j'arrête mon radio réveil, dérangé par la sonnerie stridente, et me lève, me douchant et m'habillant en quatrième vitesse, allant prendre un rapide petit déjeuner, me maquillant, me coiffant, puis partant à pied de l'appartement. Si je veux être à l'heure, autant me dépêcher ! J'arrive rapidement là ou habite Atsuaki, et celui-ci m'attends, assis sur les escaliers de bêton permettant d'accéder à l'immeuble. Un grand sourire vient éclairer son visage à peine me voit-il arriver et il se lève, me laissant voir de quelle manière il est vêtu. Mon c½ur loupe un battement. Il est réellement superbe ! Il vient se blottir contre moi, ses bras se glissant autour de ma taille et les miens autour de ses épaules fines. Je souris, attendri.
- Bonjour toi, comment va-tu ? Lui demande-je d'une voix douce, caressant ses cheveux.
- Et bien . . . J'ai très bien dormi cette nuit, je dois me rendre à un photoshooting qui me permettra ensuite de faire la couverture d'un magasine, et je suis maintenant dans les bras d'un très bel homme, mais ça pourrait être pire ! S'exclame-t-il, relevant la tête vers moi, amusé.
Je ris, bien que rougissant légèrement. Nos regards se croisent, et nous ne pouvons, l'un comme l'autre, nous empêcher de nous embrasser, laissant à nos langues le loisir de se rencontrer, se caresser, s'enrouler l'une autour de l'autre, tandis que nos paupières entrouvertes se ferment. Je frissonne de tout mon corps, sentant mon c½ur s'accélérer. Nos lèvres finissent par s'éloigner à peine, se détachant lentement. Nos yeux se rouvrent doucement, et nous rougissons tout deux face aux battements effrénés de nos c½urs, nos corps l'un contre l'autre, mal à l'aise. Atsuaki fini par laisser échapper un rire nerveux et dit :
- Euh . . . Hu-hum . . . Toussote-t-il, avant de rajouter : On y va ?
- Ou-oui, nous serons en retard, sinon.
Réponds-je, gêné.
Nous nous mettons tout deux à rire, amusés et mal à l'aise à la fois. Je prends sa main, et lui glisse ses doigts entre les miens, tandis que nous nous mettons en route. Nous arrivons rapidement à l'endroit indiqué sur le petit plan qui à été donné à Atsuaki et entrons. Il se met à sourire à la vue de la salle, ayant cependant l'air habitué, tandis que je la scrute d'un air presque ébahi : Dans tous les coins de la salle se tiennent des dizaines et des dizaines de tenues, de costumes, d'accessoires, de chaussures. Un peu plus loin se trouvent quatre miroirs en dessous desquels sont placés des sorte de tablettes ou sont rangés et alignés dans un ordre impeccable du maquillage par dizaines de pots et palettes, ainsi que du vernis à ongles et du matériel de manucure. Dans de grandes boites transparentes se tiennent des centaines de pellicules photos encore vierges, prêtes à l'emploi. Je suis arraché à la contemplation des lieux lorsqu'un homme s'exclame, me faisant sursauter doucement :
- Ah, Atsuaki ! Ca va ? Décidément, tu t'embelli de jour en jour !
Mon ami rougis doucement, laissant échapper un rire.
- Merci Aoi, c'est gentil ! Et oui, je vais bien, merci. J'ai emmené . . . Mon petit ami avec moi, je voulais lui montrer cet endroit. Dit-il, souriant doucement, tandis que je rougis à mon tour.
Son petit ami ? Je vois le photographe me regarder d'un air intéressé, avant de dire au jeune modèle :
- Il est très beau. Que dirait-tu de prendre une série de photo seul, puis que nous le photographions lui aussi ?
- J'attendais que tu me le demande, figure toi ! S'exclame Atsuaki, éclatant de rire.
Peu après, nous sommes assis chacun sur l'un des sièges se trouvant face aux miroirs, quelques professionnels nous maquillant, nous coiffant. Jamais encore je n'avais eu l'occasion de me retrouver dans une telle situation, mais c'est loin d'être déplaisant. Etrange, certes. Une fois mon ami prêt, les photographes enchainent les clichés, durant environ une heure, puis me photographie à mon tour. Au début, j'ai du mal à me détendre, comme effrayé, ou plutôt intimidé, par tous ces flashs et ces regards braqués sur moi. Je fini cependant par me détendre et me laisser aller. Le reste de la matinée, tous décident de nous photographier ensemble, à notre plus grand étonnement. Tandis que quelques hommes nous conseillent quant aux poses qui nous mettraient en valeur tout deux, le dit Aoi s'exclame soudainement :
- Tenez, puisque vous sortez ensemble, nous pourrions vous photographiez alors que vous vous étreignez ou vous embrassez, qu'est-ce que vous en dite ?
Tous sourient, adressant une moue mi-approbatrice mi-admirative à Aoi et faisant mine de l'applaudir. Atsuaki sourit, laissant échapper un rire, et moi, je dois alors faire un effort surhumain pour ne pas rougir jusqu'aux oreilles et ainsi éviter de faire concurrence aux cerises. En début d'après midi, les clichés pris et envoyés au magasine qui les publiera, mon ami et moi finissons par quitter le petit studio et allons déjeuner en ville.
- Atsuaki, pourquoi lui as-tu dit que j'étais ton petit ami ? Lui demande-je doucement, alors que nous sommes assis à une terrasse, grignotant des makis.
Il rougit et dégluti, avant d'abaisser ses baguettes et me répondre :
- A vrai dire, je ne sais pas. Peut être. . Peut être parce que je t'aime beaucoup, et que tu me plais vraiment.
Je rougis à mon tour, gêné, croisant le regard de mon ami. Celui-ci m'adresse un petit sourire.
- Et aussi . . . Parce que je savais qu'ils nous feraient prendre des photos ensemble. M'avoue-t-il avec une petite moue timide.
Il repose ses baguettes, visiblement mal à l'aise. J'en profite pour venir prendre sa main doucement. Il dépose la sienne sur la mienne, le regard résolument fixé sur ma peau claire, qu'il caresse de ses doigts fins. Nos regards se croisent, et, en une fraction de secondes, nous nous sommes penchés par-dessus la petite table : Nos lèvres s'heurtent délicatement et s'entrouvrent, laissant nos langues se rejoindre pour un baiser à la fois tendre et passionné. Comme chaque fois, je sens mon c½ur battre la chamade. Serais-je en train de tomber amoureux ? Plus tard, en fin d'après midi, nous nous rendons chez moi et allons aussitôt nous enfermer dans ma chambre. Une trentaine de minutes plus tard peut être, le dossier d'acajou du lit cogne, cogne et re-cogne contre le mur. Ce martellement régulier ainsi que nos gémissements doivent alerter, et déranger, les voisins, mais qu'importe ? Le corps de mon ami, qu'à présent je peux qualifier de mon amant, heurte et s'enfonce doucement dans le matelas à chacun de mes à-coups, ses reins se cambrant au rythme de mes va et viens, un gémissement lui échappant au moindre de mes mouvements. De longues heures durant, nous continuons de faire l'amour, atteignant chaque fois l'orgasme, sentant chaque fois une nouvelle excitation prendre possession de notre corps à la moindre caresse, au moindre baiser. Alors que je lui fais l'amour, il me murmure entre deux baisers, le souffle court et sa voix saccadée par ses gémissements :
- J-je t'aime . . Han . . T-Takanori . . Haan . . !
Je rougis légèrement, si c'est encore possible, mon visage étant déjà empourpré par le plaisir et la chaleur plus qu'étouffante semblant régner dans la pièce. Happant délicatement ses lèvres entre les miennes, allant et venant rapidement en lui, je répond :
- J-je t'aime . . Han . . Je t-t'aime aussi, A-Atsuaki . .
C'est la vérité. A bien y réfléchir, je me suis rendu compte que ce que je ressens pour lui est bien trop profond et fort pour qu'il ne s'agisse que d'amitié . . . Il sourit doucement contre mes lèvres, mais nos langues ont à peine le temps de se toucher qu'il rejette son visage vers l'arrière, ses ongles laissant quelques longues trainées rougeâtres sur mon dos, auquel il s'agrippait, alors qu'il se cambre une dernière fois. Je fais de même, mes paupières se plissant alors que nous atteignons le septième ciel en un même gémissement. Je me laisse retomber lourdement près de lui, le prenant doucement contre moi et l'étreignant tendrement malgré la chaleur ambiante. Nous nous endormons ainsi, nos corps encore transpirants l'un contre l'autre, nos souffles saccadés s'apaisant à mesure que le sommeil nous gagne. C'est étrange, mais je crois qu'à présent, je pourrais réapprendre à sourire sincèrement, et même réapprendre à vivre, peut être. Je t'aime Atsuaki. Merci.

# Posté le samedi 25 juillet 2009 08:40

Modifié le mardi 28 juillet 2009 15:38

Chapitre Six

► Chapitre Six ◄
___________________________________________________________________


Titre : 'Our First Day'
Auteur : Keiko Tori.
Personnages : the GazettE au complet.
Type : Yaoi, Drame / Dark, Romance.


___________________________________________________________________


Je me réveille au matin lorsqu'un rayon de soleil, puis d'autres, traversent les fins rideaux et viennent s'échouer sur mon visage. Je grimace, m'apprêtant à remonter la couette au dessus de ma tête, mais me ravise en remarquant l'ange blotti contre moi. Je souris doucement, attendri, et me rallonge doucement, tentant de ne pas le réveiller. Pourtant, quelques minutes plus tard, Atsuaki entrouvre les paupières et papillonne des cils, m'adressant un sourire. Je le lui rends, appuyé sur un coude, scrutant son visage. Je viens caresser sa joue doucement, avant de venir me mettre au dessus de lui, m'appuyant sur mes bras, et venir embrasser ses lèvres, murmurant contre elles :
- Bonjour petit Ange . .
Il rougit légèrement, mais passe ses bras autour de mon cou, m'incitant à approfondir le baiser, ce que je fais. Nos langues se cherchent, se trouvent, se caressent et s'enroulent l'une autour de l'autre lentement, sensuellement, nous arrachant chacun un faible gémissement de plaisir. Nous restons là de longues minutes, à nous caresser, nous embrasser, nous murmurer des mots doux, échanger quelques phrases, laissant parfois échapper un rire. Ce que j'aime son rire, son sourire, ce que je l'aime, lui . . . Nous finissons par nous lever, allant rapidement nous préparer, puis nous rendons en ville afin de prendre un bon petit déjeuner. Durant celui-ci, alors que nous mangeons, Atsuaki reçois un appel et décroche rapidement. Apparemment, c'est en rapport avec son travail, notre travail, car lorsqu'il raccroche, il claironne aussitôt :
- Photoshooting à 14h00, aujourd'hui. Pour le magasine Elle. D'habitude, ils ne photographient que des femmes, mais apparemment, la rédactrice est prête à faire une exception : Elle nous veut absolument en couverture et sur au moins cinq pages à l'intérieur de la revue. Nous allons aussi être interviewés !
J'hausse les sourcils, un petit sourire venant fleurir sur mes lèvres. Ce magasine est vraiment populaire, nous allons être assaillis de regards ! Nous finissons par nous lever, passant le temps en visitant diverses boutiques, avant de nous rendre au local ou nous attendent les photographes. Nous passons une excellente après midi, revêtant divers costumes et perruques, expérimentant de nouvelles poses et de nouveaux maquillage, jusqu'à environ dix huit heure. Ensuite, nous sommes, comme prévu, interviewés, ce par une très belle femme, qui, d'ailleurs, n'arrête pas de lorgner Atsuaki. Je fais une moue discrète, manquant de lui faire une réflection. Plus tard, le soleil commençant à se coucher, nous sortons du local après avoir salué les photographes et la jeune femme, main dans la main.
- Takanori ? Commence timidement Atsuaki.
Je m'arrête, venant entourer sa taille de mes bras, et lui demande d'une voix douce :
- Oui mon Ange ?
Il rougit intensément à ce surnom, et je viens embrasser ses lèvres doucement, tendrement. Il sourit doucement et réponds à mon baiser avant de reculer à peine et me demander, caressant ma joue :
- Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai envie d'aller dormir à l'hôtel. On peut y aller ? Ne te moque pas !
J'éclate de rire malgré moi, et il fait la moue, faussement vexé.
- Je boude ! Me dit-il, se dégageant de mon étreinte et croisant les bras, tel un enfant.
Je souris, amusé au possible, et viens déposer mes mains sur sa taille, venant murmurer au creux de son oreille :
- Que dois-je faire pour me faire pardonner, mon Amour ? . .
- Je ne sais pas . . .
Me réponds-t-il d'une petite voix amusée. Tu pourrais peut-être . . . Me promettre une belle nuit, à l'hôtel.
Je rougis doucement mais acquiesce, éclatant d'un rire amusé. Nous nous rendons donc au dit hôtel, allant visiter notre chambre une fois celle-ci réservée, avant de descendre et nous rendre au bar. Alors que nous sommes assis à sa terrasse, sirotant nos cafés, nos regards sont attirés par deux têtes qui émergent hors de l'eau, non loin, dans la grande piscine donc l'un des bords se trouve à deux pas de notre table. J'écarquille les yeux lorsque je reconnais deux garçons présents dans l'hôtel : Nos voisins de chambre nous ont confié qu'ils avaient autorisés à leur fils à emmener avec eux son meilleur ami, qui, apparemment, est plus qu'un simple ami, vu le baiser qu'échangent ces adolescents ! Atsuaki ouvre grand la bouche de stupéfaction, tournant vers moi un regard étonné. Nous ne pouvons retenir un rire, et les deux garçons se séparent brutalement, s'apercevant que nous les avons vus. Tout deux s'éloignent l'un de l'autre et s'écrient :
- J-je suis pas Gay !
Atsuaki ne peut se contenir et éclate de rire, tandis que je lui lance un regard amusé, mordant doucement ma lèvre, avant de me tourner vers les jeunes garçons et leur dire d'une voix douce :
- Vous savez, il n'y a vraiment aucune honte à aimer les hommes.
Les deux jeunes gens se lancent un regard nerveux, et l'un d'eux se résout à demander :
- Vraiment ?
- Oui, vraiment. Moi-même, j'aime un homme.
Réponds-je doucement, venant prendre la main d'Atsuaki, qui me sourit tendrement.
L'un des adolescents entrouvre les lèvres, étonné, et balbutie :
- Un . . Un homme ? D-désolé, j-je . . Je vous ai pris p-pour une femme !
- Oh, il n'y à pas de mal. Je ne suis pas androgyne pour rien.
Réponds mon amant avec un rire amusé, tandis que le garçon fait la moue et rougis, avant de prendre son compagnon par la main et sortir de l'eau.
Ils vont s'enrouler dans leurs serviettes et viennent se planter devant nous.
- Nous voudrions savoir . . Enfin . . Vous pensez que nos parents réagiraient mal, s'ils savaient ? Nous demande l'un d'eux, timide.
- Je ne connais pas personnellement tes parents. J'ai à peine parlé avec eux, mais ils m'ont l'air très gentil. Quant à toi, rajoute-je, m'adressant au second enfant, je ne les ai jamais rencontrés. Vous savez, je ne pense pas qu'ils vous renieraient à cause de ça. Enfin, il s'agit de mon point de vue. Et vous, l'un comme l'autre, vous qui connaissez bien vos parents, comment imaginez vous leurs réactions ? Demande-je d'une voix douce.
Ils échangent un regard.
- Je pense qu'ils le prendraient plutôt bien, ou en tout cas, ça ne les dérangera pas. Réponds le rouquin.
- Je pense aussi. Renchéris le blond. Mes parents ne sont pas coincés à ce niveau là.
- Alors réfléchissez à la manière dont vous allez le leur dire. N'ayez pas peur, lancez vous lorsque ce sera le moment. Et surtout, surtout s'ils réagissent mal, ne vous perdez pas de vue.
Leur dit Atsuaki de son éternelle voix chaude et douce.
Ils acquiescent et nous remercient, avant de nous saluer et disparaître. Je plante aussitôt mon regard tendre dans celui d'Atsuaki, qui me sourit, ce qui à pour effet de me faire fondre : Je repose ma tasse et viens m'emparer de ses lèvres, les happant délicatement entre les miennes. Elles sont si douces, si sucrées. . J'en soupire de plaisir, alors que nos langues se trouvent et se caressent lentement, tendrement. Nous terminons la soirée dans la piscine, et je remercie encore le ciel que nos gémissements n'aient pas fait écho : Des gardiens faisaient quelques rondes, et nous devions souvent aller sous l'eau sombre afin de ne pas nous faire voir. Mais le fait de pouvoir nous faire surprendre à tout moment n'était que plus excitant, je dois l'avouer. Enfin, nous finissons par aller rejoindre notre chambre vers deux heures du matin, éreintés par notre journées et nos 'exercices'. Nous trouvons le sommeil, et à l'aube, alors que nous sommes préparés et pomponnés, nous descendons prendre notre petit déjeuner. A peine nous sommes nous assis, nos bols et assiettes sur nos plateaux, que quelques jeunes femmes nous lancent des regards étonnés et pouffent de rire, nous adressant de petits sourires charmeurs. Je rougis légèrement, Atsuaki de même, tandis que nous nous tournons l'un vers l'autre. Je suis alors pris d'une envie irrésistible de l'embrasser et me penche par-dessus la table, venant happer ses lèvres tendrement. Les rires féminins redoublent, amusés, d'autres faussement déçus. Je souris contre les lèvres de mon Ange. Je suis tout simplement bien, avec lui. Faite, ô seigneur, que cela dure !

# Posté le lundi 03 août 2009 13:49

Modifié le mercredi 05 août 2009 13:31

Moonlight

Moonlight
<< Love, Love, Love & Peace
You, You, You & Love
New York City boys
You, You, You & Love

Sky High ! Sky High !
We love all the world

Gomen ne Nah, Nah, Nah, ai janai
Baby Love ii janai
Nah, Nah, Nah, yume janai
Koi wo tomenaide

Give Me, Give Me, Give Me, Kiss me baby
Give Me, Give Me, Give Me motto

Sky High ! Sky High !
We love all the world ! >>

Un dernier pas de danse, puis les caméras sont éteintes. Les danseurs saluent les membres de l'équipe puis quittent aussitôt la pièce, se mettant à discuter avec animation, riant, s'esclaffant, tandis que Chinen, Nakayama, Nakajima, Kikuchi, Matsumura, Kochi et moi nous tapons dans les mains, poussant un cri de joie collectif :
- FINI !
Avant d'éclater de rire à l'unisson. Nous finissons par quitter la salle, Chinen et moi nous dirigeant vers l'un des distributeurs de boissons du studio, les autres allant visiter les alentours.
- J'en peux plus, j'ai mal partout ! Gémis plaintivement mon ami, grimaçant, se laissant tomber sur l'un des sièges, une canette de soda à la main. Je viens le rejoindre, et lui lance, amusé :
- Moi aussi, tu sais, mais je ne m'en plain pas : Ces inconvénients font partis de notre métier.
- Tu as raison.
Me dit-il avec un sourire, décapsulant sa canette et avalant quelques gorgées de sa boisson.
Je l'imite, et nous nous mettons à discuter, jusqu'à ce que je demande, tout sourire :
- Qu'est ce que ça fait si je te chatouille là ?
Je viens le taquiner au niveau de la taille, et il frémit, réprimant un rire qu'il tente de faire discret. Je souris, malicieux, et recommence. Il se lève, cherchant à m'échapper, amusé, mais je le suis et me jette littéralement sur lui, venant le chatouiller à la taille.
- Ryô, arrête ! S'exclame-t-il, éclatant de rire, tandis que je continue, le plaquant contre un mur.
- Oh non, pas tant que tu ne m'auras pas supplié à genoux !
Il se courbe, à droite, à gauche, gigote en tous sens comme un petit animal, riant aux larmes, et moi, je continue de le 'torturer', un grand sourire amusé aux lèvres. Au bout d'une dizaine de minutes, il fini par se laisser tomber à genoux au sol, riant à n'en plus pouvoir.
- Ryôsuke Yamada-Kun, j'implore votre clémence, laissez moi respirer ! S'exclame-t-il, à bout de souffle, tandis que j'éclate de rire, m'abaissant et prenant sa main, l'aidant à se relever.
- C'est bon Chi', je te laisse tranquille. Lui dis-je, avant de rajouter, malicieux : Pour cette fois ci.
Il pousse une petite exclamation mi-désespérée mi-amusée, qui nous fait tous deux partir dans un grand rire. Chinen, mon petit écureuil ! Que ferais-je sans lui ? Certainement que je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui. J'ai beaucoup appris de lui, comme il à beaucoup appris de moi. Cela ne fait pourtant que quelques années que nous nous connaissons. Enfin . . Une fois celui-ci debout, je lui souris. Il me le rend, puis je rougis légèrement en m'apercevant que je tiens toujours sa main, celle que j'ai prise dans l'idée de l'aider à se relever. Il laisse échapper un petit rire amusé et l'en dégage doucement, tandis que je lui adresse un nouveau sourire. Nos regards se croisent, et brusquement le temps semble alors s'arrêter. Je ne sens plus rien. Rien, si ce n'est mon c½ur battre à tout rompre dans ma poitrine, et je ne vois plus que son visage face au mien, si proche du mien. . Mal à l'aise, j'inspire silencieusement. Pourquoi est-ce que mon c½ur s'emballe de cette manière ?! Nos sourires se fanent lentement, tandis que nous nous rapprochons inconsciemment, presque mécaniquement. A mesure que nos visages se rapprochent l'un de l'autre, je peux alors mieux détailler ses traits fins, harmonieux, et laisse mon regard errer sur ses yeux, ses pommettes, puis ses petites fossettes, son nez, ses lèvres rosées. . Je m'aperçois à l'instant d'à quel point il est beau. . Gênés, nous baissons les yeux et nous éloignons légèrement, mais, comme mus par une force étrangère, nous rapprochons a nouveau. Timide, je viens frôler sa taille, interrogatif. Ne le voyant pas tenter de m'en empêcher, je dépose mes mains tremblotantes sur ses hanches, puis relève vers lui un regard scintillant. Je ne comprends pas ce qui nous arrive, mais quoiqu'il en soit, je n'ai pas envie que ça s'arrête. Nos nez se frôlent doucement, et je le sens frissonner, alors que j'incline ma tête de côté. Lentement, nos lèvres s'effleurent, puis se touchent à peine, s'heurtant doucement. Je frémis à ce contact, et nous papillonnons des paupières, avant de fermer les yeux. J'embrasse timidement ses lèvres, sentant mes joues se colorer doucement. Qu'est ce qui me prend ? Chinen est un garçon, m-merde ! Pourtant, malgré ce fait, ni lui ni moi n'avons l'air de vouloir que ce moment cesse. Je sens sa main venir se déposer sur ma nuque, ses doigts fins effleurer ma peau, m'arrachant un long frisson. Nous finissons pas entrouvrir les lèvres timidement. Je viens happer les siennes entre les miennes, délicatement, jusqu'à ce que nos langues se frôlent à peine. Je laisse échapper malgré moi une petite exclamation, et rougis jusqu'aux oreilles. Nos langues se cherchent, se touchent et s'entremêlent, jouant entre elles tendrement, lentement. Notre baiser se fait plus doux encore, et se poursuit durant de longues, longues et délicieuses minutes. Mon c½ur bat si fort. . Je voudrais que cet échange ne cesse jamais ! Pourtant, il fini par s'achever lorsque Chinen recule à peine, nos lèvres se retrouvant à quelques millimètres seulement. Nous entrouvrons les paupières, et je sens son souffle doux et chaud s'échouer sur mon menton, jusqu'à ce qu'il baisse les yeux. Je fais de même, retirant mes mains de sa taille, et lui la sienne de ma nuque. Nous restons planté là, attendant que l'un de nous deux daigne redresser la tête. Je fini par en prendre l'initiative de relever un regard timide vers lui, et remarque ses joues rougies de gêne. Malgré cela, je viens soulever doucement son menton de mon index, mon regard cherchant le sien. Ils finissent par se croiser de nouveau, pour ne plus se lâcher. J'ose à peine respirer. Nous sommes encore si proches. . Je dégluti silencieusement, mais j'ai à peine le temps d'entrouvrir les lèvres, m'apprêtant à parler, que Chinen agrippe ma nuque et plaque les siennes, douces et chaudes, contre les miennes. J'écarquille légèrement les yeux, surpris, tandis que mes mains se déposent instinctivement sur ses épaules. Je le repousse, lorsque j'entends des pas se rapprocher de la pièce ou nous nous trouvons, prenant sa main et l'entraînant precipitement dans un petit local adjacent. Je referme silencieusement la porte, réalisant que nous sommes dans un placard à balais. Peu importe, ça fera l'affaire ! Je plaque mon dos contre un mur, attirant doucement mon ami contre moi, venant happer ses lèvres et prenant son visage entre mes mains. Il se laisse faire, et je sens son c½ur battre à tout rompre contre le mien, qui palpite tout aussi intensément, autant sous l'effet de l'émotion que sous la peur que nous soyons découverts. Nos langues se trouvent de nouveau, entamant un ballet effréné, tendre. . Amoureux ? Non. Non, certainement pas. Ou tout du moins, je crois. . M-mais alors pourquoi mon c½ur s'emballe-t-il aussi vite, alors que Chinen se serre contre moi ? Pourquoi ai-je plus que tout envie de continuer de l'embrasser jusqu'à n'en plus pouvoir ? Pourquoi est ce que je rougis sous mes pensées ?. . Nos lèvres se s'éloignent lentement, alors que les pas se font moins sonores, jusqu'à se taire. Dans l'obscurité ambiante, nos regards se croisent de nouveau, pour la troisième fois, peut être. Timidement, je lui souris, et je sens mon c½ur louper un battement lorsqu'il fait de même. Je glisse l'un de mes bras autour de ses épaules et l'attire doucement contre moi, venant appuyer ma tête contre la sienne. Il se tend légèrement, surpris, mais fini par me prendre par la taille, répondant à mon étreinte. Je ferme les yeux, caressant lentement son dos, ses reins, de ma main libre. Nous restons ainsi enlacés de longues minutes, et je peux sentir son c½ur battre contre le mien, sa respiration chaude caresser mon oreille, faisant voleter quelques unes de mes mèches. Je crois bien que nous n'avons jamais été si proches l'un de l'autre. . Non : Vraiment, nous n'avons jamais été si proches. Je sursaute doucement lorsqu'il me murmure, amusé :
- On fait un couple de parfaits imbéciles, toi et moi dans un placard à balais.
Je laisse échapper un petit rire, souriant doucement.
- Je ne peux pas te dire le contraire. Mais enfin, c'est ou ça, ou on se fait surprendre et on est très mal.
- Mh.
Acquiesce-t-il, souriant. Yamada ?
- Oui ?
- Qu'est ce qui nous prend, d'après toi ?
Demande-t-il, plus timide.
Je rougis doucement, troublé, puis réponds :
- Je ne sais pas. Mais c'est loin d'être désagréable, en tout cas pour moi.
Il laisse échapper un léger rire.
- Je te rassure, je suis du même avis. Sinon, il y à longtemps que je serais parti en courant !
Je ne peux m'empêcher d'éclater d'un rire que je tente de faire discret. Chinen sourit et viens appuyer son front contre le mien. Mon regard croisant le sien, je viens caresser sa joue du bout des doigts, et un frisson le parcoure. Nos lèvres s'effleurent puis se touchent, s'unissant pour la troisième fois alors que nous échangeons un nouveau baiser. Tandis que nous nous embrassons, nos langues se caressant tendrement, une sensation étrange me prend aux tripes, me tord le ventre. . Comme si une bête y crachait du feu. . Je ne sais vraiment pas ce qui m'arrive, mais je. . Embrasser un garçon, étreindre un garçon, rougir aux paroles d'un garçon. . Je n'aurais jamais pensé que je dirais cela un jour, m-mais. .
J-j'aime ça. .

*

Le soir même, le groupe se rends au restaurant, histoire que nous passions tous dix une soirée ensemble. Le repas est animé, entre fous rires et pleurs factices, histoire drôle et conversations diverses ! Nous finissons par quitter l'établissement vers vingt deux heures. Certains décident de se rendre au salon de jeu vidéo du coin, les autres de rentrer au Studio, tandis que Chinen et moi prétextons une promenade, nous rendant dans le champ près des locaux d'enregistrement. A peine sommes-nous hors de vue de nos compqgnon que mon ami vient prendre ma main doucement, me devançant et m'attirant sous un chêne. Nous finissons tout deux allongés au sol, enlacés sous cet arbre, contemplant le ciel étoilé, ainsi que la pleine lune. Chinen contre moi, mes bras autour de sa taille, nous scrutons inlassablement les cieux, cherchant peut être dans les étoiles quoi dire à l'autre, puisque les mots d'eux même ne viennent pas. Je fini par murmurer, timide :
- Je suis bien contre toi. .
- Moi aussi. .
Murmure-t-il, rougissant doucement.
Je souris, venant déposer un baiser sur ses cheveux, et je viens embrasser son front alors qu'il reléve la tete, lui arrachant un sourire enfantin. Attendri, je me redresse, mon torse se retrouvant collé au sien, et viens embrasser timidement ses lèvres, tandis que lui vient entourer ma taille de ses bras, m'attirant contre lui. Par la suite, nous passons toute la soirée à nous embrasser, nous câliner, nos murmurer des mots doux. Oui, comme tous les couples dans les séries télé et autres, mais pour nous, c'est différent. Notre amour est né sous ce chêne, sous ce splendide clair de lune. Etrange, certes. Mais malgré tout, ce sentiment est plus beau que tout ce que j'ai jamais ressenti jusqu'à aujourd'hui. . ! Alors que nous nous embrassons, nos langues se taquinent doucement, lentement, se caressent maintes et maintes fois. Ma main, se déplaçant le long de l'un de ses avant bras que je maintiens au sol, va trouver la sienne, et mes doigts se glissent entre les siens, tandis que, de ma main libre, je viens exercer une douce pression sur sa nuque. L'un contre l'autre, et nos sens engourdis par ce baiser a la fois doux, fougueux, tendre et passionné, nous ne remarquons pas le regard qui nous scrute, éberlué. Nous sommes brutalement ramené à la réalité lorsque la voix de Morimoto retentis, tremblotante sous l'étonnement :
- Y-Yamada. . Ch-Chinen, qu-qu'est ce que vous faite ?!
Je sursaute violemment, et, d'un meme mouvement, Chinen et moi nous tournons vers le plus jeune. J'écarquille les yeux a sa vue et me relève, aidant mon. . Petit ami à faire de même, relâchant sa main et allant prendre celle de Morimoto.
- Je t'en supplie, n'en parle à personne ! A personne ! M'exclame-je, inquiet.
Si nous sommes découverts. . Adieu Hey! Say! JUMP. .
- M-mais pourquoi est ce que v-vous vous embrassiez ? Demande-t-il, effaré.
Je m'apprête à répondre, mais Chinen dépose sa main sur mon poignet, et mon regard croise le sien : Doux, apaisant. Il se tourne ensuite vers notre cadet et lui dit :
- Parce que nous sommes ensemble, Yamada et moi. Mais s'il te plait, ne dit rien à personne, ou ça risque de très mal aller pour nous.
Morimoto acquiesce vivement, l'air on ne peu plus surpris. Je mords doucement ma lèvre, ma main libre venant trouver celle de Chinen.
- Ca te choque, Morimoto ? Lui demande-je, mal à l'aise.
- Non, non ça me surprends, c'est tout. Vraiment, j-je n'aurais jamais pensé que. .
- Qu'on puisse être ensemble un jour ?
Lui demande mon ami.
- Oui, on va dire ça. Je. . Vous vexez pas, mais franchement, jamais je vous aurais imaginé en couple ! Dit le plus petit, laissant échapper un rire.
Je souris, contournant Chinen et venant entourer sa taille de mes bras, venant frotter ma joue contre la sienne à la manière d'un chat, souriant. Morimoto, attendri, et laisse échapper un :
- Comme c'est meu-gnon tout plein !
Je fais la moue, tandis que mon petit écureuil éclate de rire, puis le petit brun s'en va en sautillant, nous certifiant qu'il ne dira rien, nous laissant seuls. Une fois notre cadet disparu, je viens embrasser doucement, tendrement la mâchoire de mon petit ami.
- Yamada ? Demande-t-il, caressant mes mains, qui elles mêmes caressent son ventre au travers de son haut.
- Oui ? Murmure-je, déposant un nouveau baiser sur sa peau, au niveau de sa nuque.
Il ferme les yeux, frissonnant, et me réponds en un chuchotis :
- Je crois que. . Je crois que je t'aime, Yamada. .
Je rougis intensément, écarquillant doucement les yeux, et sentant mon c½ur louper un battement. Chinen inspire, puis tourne son visage vers le mien. Nos regards se retrouvent plongés l'un dans l'autre de nouveau, et je viens frotter doucement le bout de mon nez contre le sien. Mon Ange sourit doucement, rougissant lorsque je lui murmure :
- Je t'aime, Yuuri Chinen.
Avant de déposer un tendre baiser sur ses lèvres, qu'il me rend timidement, se retournant totalement vers moi et venant caresser mes joues. Je crois n'avoir jamais été plus heureux. .

*

Voici maintenant deux ans, deux ans que Chinen et moi sommes ensemble, et seul Morimoto est au courant. En ce moment même, nous sommes tout deux dans une salle adjacente à celle ou sont prises les photos, ma propre personne affalée dans un petit fauteuil, dos contre le dossier moelleux, mes bras noués autour de la taille de mon Amour, qui se tient sur mes genoux, ses cuisses en travers des miennes et son dos contre l'accoudoir, lisant un livre. Ma joue pressée contre la sienne, je lis moi aussi, venant lui voler un baiser de temps à autre, ou embrassant tendrement son cou, caressant ses hanches au travers de son haut. Il fini par parcourir la dernière phrase et refermer l'ouvrage qu'il tient, tournant la tête vers moi, venant appuyer son front contre le mien. Je lui lance un tendre regard, venant caresser sa joue, happant ses lèvres entre les miennes. Je les sens d'ailleurs s'étirer en un sourire, alors que nos langues se touchent, puis se mêlent. Nos regards plongés l'un dans l'autre, je suis si occupé à détailler les prunelles chocolat de mon amant que je n'entends même pas la porte s'ouvrir, et lui de même, si j'en juge par son absence de réaction. Cependant, nous sursautons à l'unisson lorsque Yuya toussote, nous faisant remarquer sa présence, avant de se retourner, se dirigeant vers la porte. Je prends par la taille Chinen et le dépose sur le fauteuil, me relevant précipitement, allant agripper le bras de notre ainé, paniqué.
- Attend Yuya ça n'est pas ce que tu crois !
Mon amant me lance un regard inquiet, que je lui rends, avant décarquiller les yeux. Car, a notre plus grand étonnement, Yuya se tourne et nous souris. Eberlué, je manque de le relâcher. Il sourit ?!
- Vous croyez sincèrement qu'on avait rien remarqué ?
Abasourdi, je le laisse retrouver sa liberté de mouvements, les yeux écarquillés. Chinen vient se poster près de moi, sa main trouvant discrètement la mienne.
- C-comment ça ? Demande-je, effaré.
- Arrête ta comédie, Ryôsuke Yamada-Kun ! Franchement, vous croyez que personne n'a rien remarqué ? Vos petits regards en coin, vos sourires, puis le fait que vous preniez une chambre ou une cabine commune à l'hôtel ou dans le bateau en prétextant que c'est pour économiser, quand vous asseyez constamment l'un à côté de l'autre au restaurant, dans le bus, dans l'avion. Quand toi, Ryô, tu porte Chinen sur ton dos, ou que tu le prends sur tes genoux, ou par la taille même si c'est pour rire, ou lorsque tu pose avec lui durant les photoshoots. Enfin bref : Voilà deux ans que ça dure, et on l'a tous remarqué, que vous étiez ensemble.
Je me tourne vers Chinen, qui me lance un regard éberlué, ses pommettes rouges cerise, sa main serrant doucement la mienne. Je caresse sa paume de mon pouce et soupire doucement, avant de me tourner vers Yuya de nouveau, celui-ci affichant une mine satisfaite, souriant. J'esquisse un sourire à mon tour, baissant les yeux, laissant échapper un rire, sous le regard interrogateur de mon Ange, à qui je viens donner un baiser. Il rougit doucement, mais caresse un instant ma joue. Je fini par reculer, venant l'embrasser tendrement au coin des lèvres, avant de lancer un regard à Yuya, qui s'exclame aussitôt, amusé :
- Ne vous en faites pas, personne en dehors des Hey ! Say ! JUMP n'en saura rien !
Je lui fais un sourire. Je crois bien que depuis ce jour, ma vie n'a jamais été plus belle. Seuls les membres du groupe sont au courant. Personne d'autre, exceptés nos parents, ceux de Chinen et les miens. Aujourd'hui, je me suis rendu compte que mentir n'est pas et ne sera jamais la bonne solution. Sur ces belles paroles, je vous quitte avec ces quelques mots, adressés à la seule personne que j'ai jamais vraiment aimée.

Je t'aime Chinen, mon Amour de petit écureuil, mon adorable petit Ange, je t'aime.

# Posté le dimanche 09 août 2009 09:09

Modifié le mardi 11 août 2009 02:22

Chapitre Sept

► Chapitre Sept ◄
___________________________________________________________________


Titre : 'Our First Day'
Auteur : Keiko Tori.
Personnages : the GazettE au complet.
Type : Yaoi, Drame / Dark, Romance.


___________________________________________________________________


Nous finissons par nous séparer, et je remarque alors que la plupart des jeunes femmes tiennent entre leurs mains un magasine. La revue 'Elle'. Je souris et soupire, glissant à Atsuaki un :
- Je sens que les femmes vont nous lorgner, à partir d'aujourd'hui.
- Je sens aussi. .
Réponds-t-il, l'air moins enthousiaste, faisant la moue.
Je souris, attendri, caressant tendrement sa main. Nous finissons par nous lever et passons, ensuite, une journée délicieuse. Ayant quitté l'hôtel, nous nous sommes rendus au cinéma, puis dans un parc d'attractions, pour finalement faire escale dans un restaurant. Nous en ressortons vers vingt-trois heures environ, et, à ma plus grande hilarité, je dois soutenir Atsuaki qui à trop forcé sur le saké. Il me lance un regard courroucé, alors que je réprime mon rire, finissant par y céder.
- Tais-toi, ce n'est pas drôle. .Grommelle-t-il, la voix pâteuse.
- Ah si, ça l'est ! M'exclame-je, perlant aux coins de mes yeux quelques larmes de rire.
- Nooon. . Geint-il, boudeur.
Je lutte contre mon rire, finissant par le prendre comme une princesse et l'emmenant à la maison. Nous entrons dans notre appartement, et je referme la porte d'un coup de pied, allant le déposer sur son lit, et constatant que mon Ange est endormi. Je souris, déposant un baiser sur son front, le recouvrant des couvertures et me rendant au salon. Je n'ai pas la moindre envie de dormir ! Je me saisi d'une bière dans le réfrigérateur et la décapsule, me laissant ensuite tomber sur le divan, buvant à petites gorgées. Mon regard erre ici et là dans la pièce sombre, à peine éclairée, et se pose sur l'appareil photo professionnel d'Atsuaki. Il à toujours été passionné de photographie, et consacre maintenant son temps libre à cela. Il à, entre autres, quitté son poste au club ou il travaillait. Je fixe l'appareil, jusqu'à ce que le voyant rouge du déclencheur se mette à scintiller, puis que le' clic' caractéristique retentisse : Une photo vient d'être prise. Je fronce les sourcils et scrute le salon sombre. Je suis seul, pourtant. . Je sursaute et lâche la bouteille, qui se brise au sol, lorsque je sens deux bras entourer mes épaules Je sens presque un souffle chaud et doux caresser mon oreille. . . Paralysé, j'attends que cette sensation disparaisse avant de me relever brusquement, regardant derrière moi. Rien. Strictement rien, simplement les meubles placés comme habituellement, rien de plus, rien de moins que notre salon. Je dégluti silencieusement, me convainquant que mon imagination me joue des tours, avant d'aller ramasser à la main les débris de la bouteille. Alors que je prends entre mes doigts un fragment de verre, j'entends l'appareil photographier de nouveau la pièce, sans que personne n'aie appuyé sur un bouton. Je suis parcouru d'un frisson d'angoisse mais termine de tout nettoyer, avant d'aller me coucher auprès de mon Ange, effrayé. Je parviens à trouver un semblant de sommeil une heure plus tard, pour aussitôt me mettre à cauchemarder. L'aube se lève, mais Atsuaki n'est plus près de moi. Aussi m'extirpe-je hors des couvertures et me rends-je au salon, le cherchant.
- Amour ? Claironne-je.
Pas de réponse. Je réitère mon geste et attends. Pas de réponse. Je fronce les sourcils et le cherche, jusqu'à entrer dans la petite bibliothèque de l'appartement, pour le trouver assis à la table de lecture, droit, tête penchée sur un livre.
- Mon Ange, qu'est ce que tu fais là ? Demande-je, étonné.
Il ne répond pas. Je fronce les sourcils, inquiet, et m'avance de quelques pas.
- Atsuaki ? Tente-je.
Il ne bouge même pas, mais je n'ai pas le temps de faire un geste que je vois goutter, sur l'une des pages du bouquin, une gouttelette carmin. J'écarquille à peine les yeux.
- Atsuaki ? Répète-je, plus pressant.
Une autre goutte, puis, pris d'une quinte de toux bruyante, mon amant se met brusquement à cracher du sang, en imbibant presque les pages immaculées du livre, qui brandissaient fièrement leur texte. Je sursaute et pousse un cri, paralysé sur place.
- ATSUAKI !
Il se tourne vers moi et je recule d'un pas : Son menton est recouvert de sang, et ses yeux en sont pleins, celui-ci coulant sur ses joues. Une nouvelle quinte de toux, et il se met à rendre ses entrailles, une quantité impressionnante de sang les teintant d'un rouge vif. Je recule encore, alors qu'il se courbe, laissant échapper d'horribles exclamations de douleur et d'agonie mêlées. .
Brutalement, je me redresse, poussant un cri, mes joues inondées de larmes, ma respiration saccadée, mes cheveux en bataille et un épais film de sueur glacée perlant sur mon front. Je prends de rapides et brusques inspirations, sanglotant presque, paniqué et mort de peur. Le jour est levé, et je ne m'en aperçois qu'à l'instant, avisant l'heure sur le petit radio réveil. Mon Amant sort de la salle de bain en catastrophe, vêtu d'un tee-shirt ample, et viens aussitôt me prendre dans ses bras. Je m'agrippe à lui, histoire de savoir qu'il est bien là, que je ne l'ai pas perdu. . Je sanglote inlassablement son prénom, tremblant, et il tente de me réconforter, tentant de comprendre ce qui à bien pu me mettre dans un état pareil. Je fini par retrouver un semblant de calme et lui donne des explications, omettant volontairement l'appareil dans le salon hier soir, et les bras autour de mes épaules. . Inquiet, il me propose de sortir pour me changer les idées, et j'accepte aussitôt. Nous nous préparons et nous rendons en ville. Atsuaki qui à insisté pour que nous allions développer ses photos, je l'y accompagne donc, bien que je sois, sans aucune raison, terrifié.
- Bonjour Koichi. S'exclame Atsuaki à peine entrons nous dans la petite boutique.
L'homme lui rend son salut, souriant.
- Bonjour. Dit-il, nous adressant une brève révérence. Que puis-je faire pour toi, cette fois, Atsu' ?
- Je voudrais que tu développe rapidement cette pellicule. Nous reviendrons la chercher ce soir si tu n'a pas le temps maintenant. Réponds-je mon amant, lui tendant la dite pellicule.
L'homme lui assure que ce sera vite fait et se saisi de l'objet, nous désignant deux sièges sur lesquels nous prenons place, l'attendant. Lorsqu'il fini enfin par revenir, il nous tend la pochette pleine de clichés. Atsuaki le remercie, le paye, et nous sortons. Il se met au volant, me confiant le petit paquet. Alors que mon amant conduit, je regarde ces photos, intrigué, jusqu'à tomber sur les deux dernières, qui me glacent le sang. Je pâli horriblement, fixant les clichés sombres. Sur le premier, on m'y voit sur le canapé, et, derrière moi, ses bras entourant mes épaules, une sorte d'ombre pâle et blanchâtre, presque invisible, dont les contours sont très flous. Sur le second, je suis accroupi au sol, ramassant les morceaux de verre, et cette même ombre claire se tiens près de moi. . Je dégluti silencieusement, rangeant rapidement les photos et réprimant l'horrible nausée qui tenaille mon estomac. Je n'aime pas ça. . D'abord l'appareil qui se déclenche seul, puis cette présence que je sens près de moi, ensuite ce cauchemar, puis ces photos. . Je sens une goutte de sueur glacée couler le long et ma tempe et l'essuie fébrilement, tremblotant à peine. Atsuaki fini par s'arrêter, se saisissant de son appareil. Je le suis, et verrouille la voiture à l'aide des clefs que je fourre dans ma poche. Il photographie le paysage montagneux, puis je viens lui prendre l'appareil, lui murmurant :
- Je veux une belle photo de toi mon Amour.
Il souri, tandis que je viens lui voler un tendre baiser, avant de reculer et cadrer. Cependant, alors que je m'apprête à déclencher le flash, je vois une personne au visage pâle et ensanglanté se tenir près d'Atsuaki. Je sursaute et manque de relâcher l'appareil, l'abaissant.
- Mon Ange, ça va ? Me demande mon amant, inquiet.
- Ou-oui, excuse moi. J'ai eu un. . Un frisson. Lui dis-je, forçant un rire.
Un frisson, qu'est ce qu'il ne faut pas inventer. . Atsuaki, inquiet, souris tout de même et prend la pause, tandis que je prends quelques photos. Encore une fois, ce visage m'apparaît, mais je ne parviens pas à le reconnaître. Je suis terrifié, bon dieu. . Quant est-ce que cela va s'arrêter ? Si j'avais su. . Cela ne fait pourtant que commencer.

# Posté le jeudi 13 août 2009 11:13

Modifié le jeudi 13 août 2009 11:38

Chapitre Huit

► Chapitre Huit ◄
___________________________________________________________________


Titre : 'Our First Day'
Auteur : Keiko Tori.
Personnages : the GazettE au complet.
Type : Yaoi, Drame / Dark, Romance.


___________________________________________________________________

Nous allons manger au restaurant, et rencontrons quelques amis d'Atsuaki, qu'il me présente, et nous passons la soirée à discuter. Une fois dans notre voiture, Atsuaki et moi, l'alcool étant omniprésent en nos corps, nous avons fini sur le siège arrière, l'un sur l'autre, riant aux larmes entre deux baisers, sans raisons. Le temps de 'dessaouler' un peu, nous sommes restés là, jusqu'à finalement décider de rentrer. Nous roulons tranquillement, et je tourne la tête vers la vitre, sentant aussitôt mon sang se glacer, et regrettant mon geste. Du coin de la fenêtre vers son centre, deux mains décharnées, puis ce visage, apparaissent. Durant le trajet entier, je ne peux détacher mon regard de cette vision, aussi en ai-je rapidement des nausées. Alors que nous rentrons dans l'appartement , nous avons à peine le temps de déposer nos affaires que le m'éclipse hors de la pièce, me rendant aussitôt dans les toilettes et y rendant tripes et boyaux. Atsuaki, inquiet, viens s'agenouiller près de moi, caressant tendrement mon dos, apaisant, jusqu'à ce que je finisse par me redresser, n'ayant strictement plus rien à rendre, ni nourriture, ni bile, ni eau. Mon amant me prend aussitôt contre lui, tendrement. L'un de ses bras se glissant autour de mes épaules, l'autre autour de ma taille, tandis que mon visage se niche au creux de son cou. Caressant mes cheveux, je le sens frissonner au contact de mon front contre sa peau.
- Takanori, tu es brûlant... Murmure-t-il, visiblement inquiet.
Je ne réponds pas, déglutissant silencieusement. Il fini par m'aider à me relever, m'emmenant jusque dans notre chambre et m'allongeant sur le lit, m'ordonnant de ne pas bouger et de l'attendre, soucieux de mon état. Je m'exécute, un vertige me prenant, ainsi qu'un horrible mal de tête. Je l'entends s'affairer dans la cuisine, cherchant des médicaments, sortant quelques bols et autres des placards. La migraine qui me tenaille rend chaque son strident et désagréable... Alors que je m'apprête à fermer les yeux, je sursaute en apercevant un visage pâle scrutant le mien, à l'autre bout de la pièce. Mes yeux s'agrandissent de terreur, tandis que le visage se fait de plus en plus distinct. Cependant, je ne parviens toujours pas à reconnaître ce 'visiteur', tant il est criblé de blessures. Pourtant, je suis certain de l'avoir déjà vu quelque part... Il coupe court à mes pensées lorsqu'il s'avance de quelques pas, arborant toujours la même expression neutre, menaçante. Je me redresse et recule jusqu'à ce que mon dos se retrouve collé contre le mur. Il s'avance, s'avance jusqu'à ce que son visage se retrouve à quelques centimètres du mien. Tétanisé, je frissonne de dégoût au contact de sa chair en putréfaction lorsqu'il caresse ma joue. . Avec une étrange douceur. . Une douceur que j'ai bien connue. . J'écarquille brutalement les yeux en reconnaissant, enfin, le visage. . Un visage que j'ai tant de fois contemplé, caressé, admiré. . Ryo. . Les larmes se mettent à rouler sur mes joues sans même que j'en aie conscience, alors qu'il encre dans le mien son regard doux, tendre, ses yeux sombres scrutant les miens. Voici la seule chose qu'il ait conservée de son aspect d'antan. . Je me mets à trembler convulsivement, alors qu'il dépose ses lèvres sur les miennes. Je laisse échapper un petit sanglot étouffé au moment ou Ryo disparaît brutalement et ou Atsuaki entre, muni de médicaments et autres. Me voyant dans un tel état, il dépose le tout sur le bureau et viens me prendre contre lui.
- Takanori qu'est ce que tu as ?! Me demande-t-il, paniqué.
Je ne peux répondre, secoué de sanglots et mes larmes, silencieuses, roulant sur mes joues. Ryo. . Je décide alors de tout lui expliquer, depuis le début, qu'il comprenne, qu'il sache. . Je me défais donc de son étreinte et prend ses mains, tentant de me calmer.
- Atsuaki. . I-il faut que je te raconte tout pour que tu comprennes. . Es-es-tu près à écouter ? ..
- Oui. .
Murmure-t-il, inquiet.
Je l'attire contre moi, jusqu'à ce qu'il se retrouve allongé contre mon corps, et entame alors mon récit.
- C-c'était il à trois ans maintenant. . Ryo, mon meilleur ami, et moi entamions notre dernière année à l'université. . Ryo, c'était presque un frère pour moi. . Nous étions né le même jour, dans la même maternité, nous avons été déposés l'un à côté de l'autre dans cette salle ou sont entreposés des dizaines de berceaux ou se trouvent les nouveaux né suite à leur naissance. . Ensuite, nous avons été placés dans la même école et nous sommes aussitôt liés d'amitié. . Une amitié horriblement puissante. . Il me protégeait toujours de tout, quitte même à se faire frapper. . Il ne me mentait jamais, et je lui confiais toujours tout. . Nous avons grandis ensemble, sans jamais être éloignés l'un de l'autre. . Nous poussions même le vice jusqu'à dormir l'un chez l'autre chaque soir, pour ne pas passer trop de temps loin de l'autre. . Puis, cette année là, celle ou notre dernière année à l'Université commençait, Ryo m'a présenté à l'un de ces amis. . C'était un garçon qui avait tout pour plaire. . Gentil, sincère, doux, loyal, souriant, beau comme un dieu, et surtout très talentueux. . Nous avions les mêmes passions, les mêmes centres d'intérêts et nous nous entendions très bien, aussi sommes nous rapidement tombés amoureux. . Nous avons fini par sortir ensemble. . A ce moment là, Ryo s'est éloigné de cet ami, inexplicablement, sans raison. . Mais je ne me suis aperçu de rien, tant ma relation avec Uke était merveilleuse, véritablement idyllique, comme dans les contes de fées. . Mais pour autant, je ne m'éloignais pas de mon frère de c½ur, car il était pour moi aussi important qu'Uke. . Puis durant quelques jours, je n'ai plus eu de nouvelles de mon amant. . Horriblement inquiet, j'ai appelé tout ses amis, sa famille. . Mais impossible de savoir ou il se trouvait. . En fin de journée, l'hôpital à alerté ses proches : Il venait d'être retrouvé dans une ruelle près de l'université, et avait été victime de plus d'un viol. . J'ai été le premier à me précipiter à l'hôpital. . J'ai cru mourir de frayeur en arrivant. . Il était allongé dans l'un de ces horribles lits trop blancs, dans l'une de ces chambres trop blanches, et son visage était couverts de pansements, l'un de ses bras plâtré, et son corps, je l'ai découvert ensuite, criblé de blessures. . Il à fini par sortir de l'hôpital, après y avoir passé un mois quasi complet, pendant lequel je suis resté près de lui. . Tout allait bien de nouveau, la rééducation pour son bras était achevée, ses blessures guéries. Jusqu'à ce qu'un nouveau drame se produise. Nous avons reçu un jour les résultats d'analyses qui avaient été faites suite à son agression. . Ce jour là, j'ai cru que j'allais mourir de douleur. . Non seulement il avait toujours été séronégatif, mais à présent, il était atteint du VIH. . L'un de ses violeurs le lui avait refilé. . A partir de ce jour là, nous avons tout fait pour profiter au maximum du temps qu'il restait. . Jusqu'à ce que la maladie commence à être trop présente. . Il à donc été incarcéré à l'hôpital. . J'ai commencé à sombrer. . Et quelques mois plus tard, il est mort sous mes yeux, dans cette chambre. . Depuis, je ne m'en suis jamais remis. .
Je marque une pause, les yeux brûlants, et reprends, la voix tremblotante :
- J'étais véritablement désespéré. . Mais Ryo était là, et il m'aidait du mieux qu'il le pouvait. .Un soir, il m'a avoué qu'il avait toujours été amoureux de moi. . Je n'ai rien pu faire d'autre que lui montrais à quel point je l'aimais sans qu'il ne s'agisse d'amour pour autant. . Il en à beaucoup souffert, et moi aussi.. Un an après la mort d'Uke, mon meilleur ami a eu un accident de la route. . Il en est mort. . Voilà comment je suis tombé au plus bas. . Ce qui m'a poussé à continuer de me scarifier, de boire. . Ce n'est que lorsque je t'ai rencontré que j'ai arrêté mes conneries. .
Je ne peux alors empêcher mes larmes de couler, et éclate en sanglots dans les bras de l'homme que j'aime. Nous terminons la soirée enlacés en une étreinte charnelle, passionnée, tandis qu'Atsuaki apaise ma douleur à l'aide de mots, de caresses, de baisers. Mon corps alanguis sous le sien s'arque doucement à chacun de ses à-coups, un gémissement m'échappant à chaque allée et venue, tandis qu'il s'agrippe au drap, se cambrant doucement, gémissant de plaisir. La 'nuit' se termine aux alentours de quatre ou cinq heures, alors que nous nous endormons l'un contre l'autre. Je n'ai jamais eu aussi peur, et je pèse mes mots. Que nous veut-tu, Ryo ?. .

# Posté le mercredi 19 août 2009 23:18

Modifié le jeudi 20 août 2009 05:06